Faisons renaître une idée de l’Europe

L’Europe n’a jamais été autant oubliée qu’en cette année d’élections européennes. Il est urgent de revivre l’Europe, tous ensemble.

Cette année 2019 est une année d’élections Européennes. Et ces élections sont cruciales pour le devenir de l’Europe. Pourtant, l’Europe n’a jamais été aussi absente du débat de ces élections, faisant place aux sujets nationaux. Dans le même temps, l’image des institutions Européennes s’est considérablement dégradée auprès des européens. On ne voit souvent, dans l’Europe, que ce que les politiques en font. En France, par exemple, les représentants politiques se servent de la Commission comme la cause de tout ce qui ne va pas, comme une excuse aux décisions impopulaires. En Grande Bretagne, le Brexit a été engagé sur des mensonges. Les leaders du non à l’Europe, lors du referendum, ont avoué, publiquement, avoir menti sur les dangers de l’Europe.

En jouant à ce petit jeu, l’Europe a perdu toute sa noblesse. Si, il y a encore quelques années, la mort de l’Europe était inimaginable, ce danger existe maintenant, de façon concrète.

Les populistes peuvent tuer l’Europe

Les populistes arrivent au pouvoir dans de nombreux pays. Certains dirigeants de gouvernements sont ouvertement anti-européen, voire pro-russe, comme la Hongrie de Viktor Orbán. Les autrichiens ou les italiens ont porté au pouvoir des gouvernements ouvertement contre ses institutions. Le Rassemblement national, en France, est devenu la principale force d’opposition du Pays. Le parti de marine Le Pen pourrait, cette année, gagner les élections européennes, pour la deuxième fois consécutive.

Si tous ces partis politiques ne parlent pas de quitter l’Union Européenne, ils provoqueront fatalement sa mort. En effet, tous ces populistes placent l’intérêt national avant l’intérêt collectif. Et ce raisonnement ne peut qu’entrainer tensions économiques et diplomatiques. Regardez les tensions qui naissent entre la France et l’Italie, la Grèce et la Macédoine, l’Ecosse et l’Angleterre,… L’idée de croire qu’une Europe des nations serait une alternative est fausse.

Et les progressistes peuvent les aider

Cependant, si les populistes et les eurosceptiques sont un danger pour l’Europe, force est de constater que les gouvernements les plus européens ne font rien pour la sauver. Il suffit d’observer ce qui s’est passé entre la Hollande et la France sur la montée en puissance de la Hollande dans le capital d’Air France-KLM. Sans juger du fond et de l’intérêt de cette opération, comment cette opération peut se faire sans concertation entre ces deux gouvernements progressistes ? Comment ce dossier a pu être traité comme entre deux pays, certes amis, mais sans intérêt commun ?

Les allemands ont perdu toute dynamique. Ces derniers se focalisent, maintenant, sur leurs propres efforts passés, sur leurs propres intérêts. Les gouvernements progressistes semblent courir après les populistes en parlant plus d’intérêts nationaux que de projets européens.

Même les institutions européennes, elles mêmes, semblent ne pas comprendre la situation. Sous le dogme du libéralisme, elle ne défend plus l’Europe. L’Europe se laisse dépasser par les chinois, les russes, les américains. Les champions économiques européens sont stoppés dans leurs projets, comme le projet Alstom-Siemens. Le dossier des chantiers de saint Nazaire n’avance pas. Bref, il est sans doute préférable d’avoir des champions américains ou chinois qu’européens.

Les européens peuvent sauver l’Europe

Devant ces dangers, il est urgent que les peuples européens, que tout ceux qui sont convaincus que notre avenir passent par une Europe plus fortes se réunissent.

Cela commence par les citoyens. En effet, on voit déjà le mal qui a été fait. En France, 30% des moins de 25 ans sont prêts à voter pour l’extrême droite. Les jeunes ne voient plus l’Europe comme un espoir. Les européens convaincus doivent se rassembler, mais pas chacun dans son coin. Nous parlons d’Europe, d’élections européennes. Ces élections sont donc l’occasion de créer des mouvements trans-européens, rassemblant des gens de tous les pays. Il est urgent de montrer que des européens veulent se retrouver pour vivre ensemble, dans un projet européen, puis national. Et non l’inverse.

Des projets communs

Les gouvernements progressistes, eux aussi, doivent réagir. L’Europe manque de conviction, d’ambitions. De grands projets doivent émerger, une vision doit guider les décisions collectives. Les leaders pro-européens doivent montrer leur force, tout en écoutant les citoyens déçus. Ces dirigeants politiques ont la lourde tâche de redonner espoir aux peuples européens.

Alors, oui, l’Europe est en danger. Oui, les valeurs progressistes, libérales et humanistes sont en danger. Mais il y a encore un espoir de stopper cette vague nationalise et de pouvoir hisser haut les couleurs de l’Europe.

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